Lundi 6 avril 2009

Ce dimanche des Rameaux mon fils Grégoire  est allé à la messe.  L’an passé il avait rapporté une branche de rameaux. Le soir nous avions prié en famille  et la flamme de la bougie  était montée jusqu’à environ 30 centimètres. Nous n’avons jamais su si les rameaux y étaient pour quelque chose mais j’avais l’impression qu’ils  n’étaient pas sans incidence sur ce petit miracle.

Nous attentions donc avec émotion  le brin de rameaux qui peut-être allait encore illuminer notre prière. Lorsque mon fils  est revenu il avait à la main un bouquet de branches de rameaux dont il n’était pas peu fier car il était bien fourni. Une dame avait voulu les échanger  contre la branche qu’il avait reçue à la messe en disant qu’ils venaient de son jardin mais qu’elle  préférait la branche de Grégoire   qui  bénie alors que    son bouquet  ne l’était pas.

Il n’y avait probablement qu’une personne  assez naïve pour accepter l’échange. C’était mon fils qui comprend mal  où se situe le sacré.

 

J’ai  été triste  pour lui. Il n’y avait pas la charité du Christ dans l’intention de cette femme de récupérer ce qui pouvait être bénéfique  pour elle et en donnant  ce qui l’était moins à un jeune homme qui peine à trouver la lumière et qui a bien besoin de bénédiction. Déjà  il y a quelques mois, il s’est fait enlever directement à son cou sa croix de baptême orthodoxe par des voyous et  en ce jour saint  on lui enlevait ce brin de rameaux cultivé dans le jardin de l’église.

 

Pourrait-on écrire une parabole des Rameaux ?  J’ai pensé que Jésus veillerait tout de même sur mon fils  malgré sa naïveté et peut-être précisément grâce à sa naïveté. Le royaume des cieux ne n’exige t’il  pas d’être comme un petit enfant ?

 

 Le soir nous avons prié avec les rameaux non loin de nous. Je ne sentais pas le souffle de la prière et  cesr rameaux devenaient pesants. Grégoire  les a mis devant sa fenêtre avec ses autres plantes.

Le plus triste est sans doute la deuxième anecdote sur les Rameaux.. Mon fils a vu des gitans prendre les branches  offertes aux paroissiens pour la messe pour  les vendre devant l’église. Tout ceci m’encourage plus que jamais à prier et à me recueillir à la maison devant la flamme de la bougie qui  rétablit une lumière sans mensonge.



Par Marthe - Publié dans : Au -delà des dogmes religieux
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Mardi 24 mars 2009


J’ai rêvé  d’un homme que je croyais connaître. Je le voyais assis   avec une très jeune femme les yeux dans les yeux. Je savais qu’il l’aimait et je sentais  qu’il  la faisait vibrer. Pourtant, le retrouvais seul assis tristement  sur le sol  et lorsque je lui demandais s’il allait vivre cette histoire d’amour ,  il a  dit une phrase que j’ai oubliée mais c’était pour m’expliquer qu’il connaissait la séquence suivante dont il a déroulé pour moi les images.  La jeune femme  se plaignait. Il lui apportait beaucoup mais cet amour lui pesait  parce qu’elle avait envie de  danser,  de bouger  de rire, de vivre et que lui  pourtant si essentiel, si   bouleversant de gravité portait en lui la mémoire de chagrins dont il était le passeur.

 

Entrer  dans son monde à lui, c’était  voir les papillons suspendre leur vol  s’immobiliser plus longtemps pour butiner le nectar du fleuve et s’accrocher à un roseau plutôt que de suivre le courant  comme font les mouettes retournant vers le grand large.

Il ne voulait plus écrire d’une histoire  dont il connaissait déjà la fin.

 

En me réveillant, je savais que ce vieillard n’existait pas plus que la très  jeune femme.

J’étais à la fois ce vieillard et cette jeune femme,  J’étais  cette envie de vivre  d’aimer,  de m’étonner de laisser mon âme repartir à l’aventure se frotter au désir  de l’Ailleurs avec la folle envie de larguer les amarres  tout en sachant  qu’elle n’avait  pas besoin de quitter le port pour découvrir de nouveaux continents et que quoiqu’il advienne elle serait comblée.

 

En ceci j’étais le vieillard, mouette  devenue sage pour ne pas s’aventurer  trop loin des côtes parce que ses ailes sont fatiguées. A trop chercher trop le large, elle n’en reviendrait pas.

Comme il n’a pas de finalité le  Désir ne s’embarrasse  pas de l’issue  heureuse  ou dramatique  d’histoires d’amour qu’il  ne provoque pas.  Parfois pourtant,  il les emprunte   pour révéler à travers elles la présence de l’Etre aimé invisible déjà rencontré  ici ou ailleurs, attendu,  reconnu, perdu retrouvé jusqu’à l’Envol vers l’ Infini.

 

 

Par Marthe - Publié dans : Empreinte céleste de l'amour humain
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Lundi 9 février 2009


J’avais garde sur une clé les traces  des échanges brûlants, de  nos contrats  immatériels, nos impossibles   promesses et même de  nos malentendus.  Je n’osais  pas relire les mots  tremblés offrant des ailes  à nos amours   devenus fontaine de lumière semblant  décoller  d’une piste quand  englués dans nos quotidiens  nous  restions cloués au sol comme des avions craignant d’affronter la tempête.

Prisonnière de ma vie, de mes épreuves non partageables  le désir  était ma seule chance de salut.  Que serions nous sans les mots ? 

 

Ce ne sont que des mots entend-on parfois comme si les mots n’étaient rien comme si les mots n’étaient que du vent. Et pourtant lorsque les mots sont habités,  ils  créent un monde  qui  existe au-delà du monde connu, monde invisible dont il reste une trace  et    ne s’est pas totalement dissout quand  nous nous sommes libérés de tout contrat spirituel pour mettre  fin à ces échanges qui finissaient par faire mal faute  d’espoir de les inscrire dans le vrai monde.

 

  Un an plus tard j’ai ouvert la boite de Pandore. C’était le temps que je m’étais donné pour le faire ou alors  pour  tout effacer.  Un an me semblait la bonne distance  pour  ne pas  me torturer avec des regrets. J’avais peur de laisser s’échapper les espoirs déçus, de désir ressuscité, les mots dont j’étais tombée amoureuse car j’ai aimé  son style  et la force de son écriture   avant même  d’avoir envie de savoir qui il était. Je le savais déjà. En retrouvant  ces traces  de lumière, j’avais peur de m’apercevoir voir que je n’avais jamais cessé de l’aimer : Ce que l’on craint de  découvrir n’est que ce que l’on sait déjà. Sont-ce des maux qui se sont échappés ou rien que des mots ? Reste t’il l’espérance qui ne voulait pas rester emprisonnée  dans  une histoire achevée ? Je peux aujourd’hui relire  ces mots d’amour qui ne me font plus mal. 
Avec le temps on oublie tout chantait Léo Ferré. Ce n’est pas toujours vrai. On n’oublie que ce qui doit être oublié. Le temps patine et parfois  craquèle  la toile des souvenirs  arrondissant les angles  des  couleurs les plus vives et les fondant entre elles pour leur donner plus de profondeur. Le mystère émanant  des  toiles anciennes vient  autant  du geste inspiré du peintre que de l’œuvre du temps qui  d’une main  invisible redessine  les ombres et  les  lumières  Le Temps n’est pas que destructeur. Il réinterprète une  partition et  si  notes restent le mêmes  une nouvelle musique  semble  se composer  à la lumière des souvenirs.  Je n’ai plus peur de retrouver le témoignage de ces fragiles instants  portant dès l’origine l’inachèvement pour destinée. Je n’ai plus peur parce que si j’aime moins pasionneménet mais plus profondément, je sais nous ne nous sommes jamais quittés. C’est la correspondance en tant que prélude à une relation plus concrète  qui  a pris fin il y a un an. Il nous arrive de nous croiser dans l’anonymat des blogs  et  loin de toute intimité retrouver  la proximité d’idées et de ressenti  qui  fut  à l’origine de notre attirance mutuelle. Alors  de façon très informelle je sais qu’il existe encore  quelque part quelque chose de  « nous ». 
  

 

 

 

Par Marthe - Publié dans : Empreinte céleste de l'amour humain
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Lundi 2 février 2009

Les religions sont le moyen d’entrer en contact avec Dieu lorsque l’on ne le sent pas en soi. Cette approche du divin  ressemble  à celle qui consiste à regarder  une carte pour chercher des repères dans une région dont on ne sait rien. Même si elle  n’en est qu’une représentation graphique, ,la carte ne contredit pas la région  . Pour la personne  qui n’y est jamais venue, le lieu ou l’on vit est parfois  contenu dans un petit point sur une carte. Il se devine dans les méandres d’une route ou peut-être un peu en dehors. Le lieu ou je vis m’est tellement familier que je n’ai même pas besoin d’un plan pour le situer   et je peux même  indiquer leur  chemin à des personnes qui chercheraient le leur  à proximité  de chez moi.

 Les  religions sont les chemins qu’ont fait les hommes pour tenter d’aller vers Dieu mais les chemins qui mènent à un endroit sont les mêmes que ceux qui l’en éloignent. Tout dépend de la direction dans laquelle on s’engage.

 

Peut-on trouver Dieu en dehors de ces chemins ?

« Ne dites pas J’’ai trouvé le sentier de l’âme. Dites plutôt : «  j’ai trouvé l’âme cheminant sur le sentier. Car l’âme chemine sur tous les sentiers ». Khalil Gibran.

 Si les religions  façonnées par les hommes   ont pu servir de radeau pour que l’âme  s’y pose,  elle s’étend bien au delà des remous des vagues  et dans l’écume qui éclabousse les nuages. Les hommes ont cherché dans la religion  une soif   d’absolu s’exprimant  jusque dans  la mécréance.  Leur  la quête de la liberté cherche  à distendre les mailles des filets qu’ils ont eux même tissés.   Mais comment être moi-même en relation avec Dieu hors de ces dogmes et par quelles portes m’invitera-  t’il à le rejoindre?

 

Par Marthe - Publié dans : L'âme sur le chemin
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Vendredi 16 janvier 2009


Je me souviens encore de mon étonnement  lorsque mon fils  ayant à peine deux ans et babillant  comme un enfant de cet  âge m'a dit un  jour  "  Donne-moi du lait ! ". La construction grammaticale  de cette phrase étonnante pour un petit qui  par ailleurs parlait de lui à la troisième personne nous a tellement stupéfait son père et moi que nous lui avons demandé ce qu'il voulait pour qu'il répète cette phrase. Pourtant,juste après il a dit comme à son habitude "  boy du yé"  (boire du lait ) qui était sa façon habituelle de réclamer un biberon.  Nous sommes demandés d'où luiétait venue cette subite connaissance de la langue et pourquoi il  avait semblé l'oublier immédiatement après.

Il est des moments où des êtres vivants semblent traversés par des manifestations de l'esprit en total décalage avec leur contexte culturel, leurs connaissances  ou leur évolution. C'est peut-être ce que  nous appelons communément le sixième sens. C'est lui qui prévient parfois les gens d'un danger imminent ou ces prémonitions qui se réalisent.

Pour avoir travaillé une dizaine d'années avec des enfants de maternelle, il m'est arrivé  d'éprouver la sensation étrange de  percevoir des éclairs de lucidité  là où on les attendrait le moins. Je me souviens notamment avoir croisé le regard  d'une petite fille trisomique  qui a répondu à ma condescendance par un regard soudain animé d'une immense intelligence scrutant le mien comme pour me dire : " Je ne suis pas du tout ce que tu crois ".  Ce n'était  peut-être qu'une projection de ma part mais le penser serait nier que lorsque cee qui se dit avec les yeux est vrai, l'échange de regards devient conscience.

Tout  ceci me donne à penser qu'indépendamment des supposées  capacités intellectuelles de chacun , l'I intelligence Infinie englobe tout ce qui vit  et chaque être vivant peut (le plus souvent à son insu ) en capter une étincelle.

Cette manifestation de l'Esprit  ne  concerne d'ailleurs pas que les êtres humains car comment expliquer ces histoires parfois entendues de chats ou de chiens parcourant des  centaines de kilomètres pour retrouver leur maître et leur maison.

L'odorat de ces bêtes bien plus développé que le nôtre ne suffit pas à l'expliquer car les prouesses de ces animaux guidés par l'amour qu'ils portent à leur maître restent exceptionnelles :  bien des gens qui perdent un chat  à quelques  centaines de mètres de chez eux ne le retrouvent pas. Ces animaux héroïques semblent portés par le Souffle qui est la matrice de l'Intelligence Infinie.

Si chaque être vivant  est en contact avec  elle à un moment ou un autre de sa vie, tous ne savent pas le reconnaître. Pourtant, il existe bien des façons de s'y sentir relié que ce soit par la prière, la méditation  la création artistique, ou  tout simplement  se laissant porter par le fleuve de la vie.

Par Marthe - Publié dans : Divines incertitudes
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Jeudi 8 janvier 2009


Pourquoi ce frémissement, cette émotion  dés que j'évoque la quête le Souffle la Présence ?  C'est comme si mes mots s'adressaient  un être aimé qui les inspirerait, les recevrait et me guiderait toujours  un peu  plus vers lui. Je croyais avoir identifié cet être aimé    au point de me laisser porter par la passion. Pourtant mes échanges spirituels fébriles avec  cet homme ont cessé depuis bientôt un an même si de façon plus lointaine et dépassionnée, il subsiste entre quelques vestiges de contacts  de plus en plus impersonnels   et  quelques échanges d'idées.

Ce n'est donc plus  lui qui se trouve en ligne  quand je me connecte sur l'Amour.

Je me demande même si la rencontre qui m'a tant troublée n'avait pas déjà eu lieu avant les premiers échanges. Ce n'était pas un homme que je cherchais. Mariée religieusement depuis plus de vingt ans, ma vie conjugale  est harmonieuse   et m'apporte la force de supporter les épreuves.  Bien sûr les blessures de la vie, les échecs professionnels, la misère et le chagrin de voir mon fils toujours aussi malheureux  rendaient sans doute indispensable le besoin d'un ailleurs qui ne se situait certainement pas dans les bras d'un autre homme Aucun d'ailleurs  ne pourrait porter sur ses épaules un destin  dont je suis seule  à connaître le sens.

Il est des moments de l'existence où chacun doit jouer sa propre partition  avec les proches qui ont aidé à l'écrire Une aventure n'eut fait que précipiter un peu plus ma vie dans le chaos et déstabiliser mes derniers points de repère . Cet ailleurs ne pouvait-il qu'être chimérique ? Je ne me suis jamais construit en rêve une autre vie que la mienne. C'est  ce qui m'a fait intensément souffrir des les premières brûlures du désir  car je savais qu'il me faudrait le garder en moi, le transcender peut-être mais qu'il n'y avait pas de place  pour les illusions.

Avant cet embrasement, j'étais déjà en chemin. Je voulais retrouver à travers des interactions virtuelles la possibilité de m'exprimer sur  Dieu que j'avais l'impression d'avoir laissé de côté depuis longtemps. Peut-être  se trouvait-il  déjà sur le même chemin ou sur un autre  parallèle mais si proche du mien qu'il semblait que nous n'avions qu'à étendre les brs pour espérer pouvoir nous effleurer du bout des doigts. Ou peut-être a t'il croisé le mien ?  Une vraie rencontre  essentiellement spirituelle a eu lieu sans que le réel ne bouge même si l'onde de choc a pu être ressentie au-delà de nous deux.

Je cherchais Dieu et c'est un homme qui  a commencé par s'adresser à moi peut-être parce qu'il semble plus facile de tomber amoureuse d'un homme que de Dieu.

Quelques mois plus tard, il  a souhaité interrompre ces échanges  à l'issue trop incertaine pour  vivre  l'un et l'autre dans un trouble  un peu trop envahissant.  Lorsque 'il s'est effacé, Dieu est devenu plus présent d'abord dans le manque appelantla plénitude   puis dans la lumière de l'amour  sans autre objet que l'Amour.

Lorsque j'éprouve ce frémissement dans la prière, j'ai  l'impression d'avoir rendez-vous  Je sais  qu' "IL "va venir, qu'"Il" est d'ailleurs déjà là, qu' "IL" m'aime parce qu'il m'accompagne depuis toujours.

Chaque fois qu'il m'est donné la possibilité d'aimer, c'est Dieu qui vient à ma rencontre.

Par Marthe - Publié dans : Empreinte céleste de l'amour humain
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Vendredi 2 janvier 2009


Je suis sensible  aux souvenirs portés par la répétition des mêmes dates et des mêmes saisons que celles  qui un an plus tôt ont  fait sortir le quotidien  de son ronronnement habituel. Certain jours   réveillent la mémoire de ces cailloux  semés l'année précédente pour refaire le chemin en sens inverse  et retrouver ce qui est gravé en chacun  d'eux.
Une à une ces pierres  me livrent  les secrets  que la passion m'avait cachée. Ces repères temporels  détricotent les évènements marquant  du passé.

Mais  je  ne peux   pas revivre le souvenir de cette histoire  aux mêmes dates en retrouvant les émotions de l’époque  car je sais que dans un mois, ce sera l'anniversaire de  sa fin. On  ne peut  jamais  refaire  le trajet  en sens inverse pour ramasser les cailloux incandescents. Ils se sont consumés. Le chemin  balisé par  le calendrier ne fait pas marche arrière mais monte en spirale. Il se rapproche de la trace des évènements en même temps qu'il s'en éloigne. C'est ainsi  que les dates brûlantes  et le cortège  de  souvenirs  qui  s'y  accrochent  s'effacent sur le tableau du temps qui passe. Quand dans sa rotation autour du Soleil la terre revient  en un point les choses sont arrivées c’est l’amorce d’un nouveau cycle et peut-être la chance d’une renaissance..


C'est peut-être pour cette raison que l'on dit que faire le deuil d'une relation prend un an Bientôt , la boucle sera bouclée. Alors  d'autres mots, d'autres bribes de vie pourront s'inscrire sur mon  tableau.

Que restera t'il de cette histoire?  De la lumière qui n'a plus besoin de repères temporels pour exister.

Par Marthe - Publié dans : Empreinte céleste de l'amour humain
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Jeudi 25 décembre 2008
Par Marthe - Publié dans : Sa présence
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Mardi 16 décembre 2008

Est-ce que Dieu se fâche lorsqu'on se moque gentiment des rares personnes qui ont  gardé en eux la grâce de l'innocence et que c'en est touchant.  Si de tels êtres  ont plus de chance que leurs semblables  d'attirer sur eux le miracle, c'est précisément parce que cet état de grâce les place sur le chemin des  anges.

On peut dire des choses essentielles sans oublier d'en rire. Pourquoi m'en priverais-je depuis qu'en lisant Marc Alain Ouaknin,  j'ai appris que Dieu était aussi un sacré plaisantin ? Dans " C'est pour ça qu'on aime les libellules " le  philosophe nous explique que "  la naissance d'Isaac est une grande blague qui défie la logique et brise les habitudes de pensée. " " En Hébreu Isaac se dit" Itshaq "et signifie : Il rira. D'ou vient ce rire ? "

" Après dix ans de vie commune avec Sarah et après que la servante Hagar a enfanté pour Abraham, un enfant qui porte le nom d'Ichmaël, Dieu annonce à Abraham la naissance d'un fils qu'il aura avec Sarah
Abraham réagit en tombant sur sa face et se mit à rire.. Il se dit en son cœur : "  Naîtrait-il un fils à un centenaire ? Et à quatre-vingt dix ans Sarah deviendrait-elle mère ? "
 Dieu lui répond : " En effet Sarah te donnera un fils et tu le no
mmeras Isaac ( Yits 'hac ), c'est à dire celui que rira et dont le futur sera fait de rire, d'un rire éternel ".

 Plus tard on annonce aussi à Sarah qu'elle va devenir mère.

"Comment est-ce possible, se dit-elle, je suis maintenant âgée de quatre-vingt-dix ans, et elle se mit à rire intérieurement. Et Sarah rit "  Après être flétrie, aurais-je encore de la jouissance ? Et mon époux est un vieillard ! "


Marc Alain Ouaknin. C'est pour ça qu'on aime les libellules essai  Coll Seuil / essais

C'est y pas du miracle ça ? Nul n'est obligé de croire que ça c'est passé vraiment comme ça mais si le récit des miracles fait rire c'est qu'il défie les habitudes de la pensée et de ce que nous croyons possible. Dans tout miraculé il y a une personne qui ne savait pas que ce qui lui arrive n'était pas possible. Mais je ne sais plus qui a dit ou écrit que les grandes découvertes ont toujours été faites par des gens qui ne savaient pas que ce n'était pas possible. Il y a donc de la créativité dans la foi ainsi que dans le rire.


Par Marthe - Publié dans : Questions métaphysiques
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Lundi 10 novembre 2008

Est-il vraiment besoin d'assister  à  des miracles pour croire en Dieu ?  Si certaines personnes ont besoin de preuves, pour moi la question ne se pose pas tout à fait en ces termes parce que  Dieu n'est pas une croyance. Je me sens tout à fait autorisée à écrire que  je suis certaine de l'existence de Dieu. Je n'attends pas pour autant que  mes certitudes poussent des gens à se convertir à la religion de leur choix. Aucun  cheminement spirituel ne saurait être imposé pas, plus que l'athéisme d'ailleurs.

Mais, plus qu'une conviction sentir la Présence de Dieu en soi ou  à ses côtés   est une expérience intime, totalement indicible. La personne qui s'ouvre à cette présence ne se pose plu la question de savoir si elle croit ou non, si les miracles ont existé ou s'ils sont des légendes. Elle ne cherche plus de preuves de l'existence de Dieu et elle ne cherche pas non plus à la prouver.

Sentir cette Présence n'est pas le premier échelon qui mène à la sainteté ni même à la vie éternelle qui n'est pas une récompense pour les plus appliqués dans la foi. Dieu ne punit pas plus qu'il ne récompense. Cette possibilité d'expérience intime  de la Présence existe en chacun de nous mais nous sommes libres de laisser notre spiritualité en jachère si nous pensons trouver bien plus intéressant ailleurs. Si je sens  cette Présence en moi, ceci ne fait pas de moi une illuminée 24 h sur 24  et je ne passe pas ma vie en constant dialogue avec Dieu. Je n'ai pas peur de m'éloigner  de lui parce que je sais qu'il est là.

Quand la conscience de Dieu est en nous elles ne nous quitte plus même lorsqu'elle semble être devenue muette. La question alors n'est plus de s'interroger  sur l'existence de Dieu mais sur notre propre existence en Dieu.

A partir de là, notre champ de conscience s'élargit et ouvre des possibles et  l'on découvre qu'il existe bien plus de miracles que ce que l'on imaginait et que le surnaturel n'est pas toujours  une illusion. Je pourrais développer ultérieurement cette idée difficile à faire passer  mais  ne comptez pas sur moi pour apporter des preuves. Les chercher est le meilleur moyen de passer complètement à côté de Dieu.
Par Marthe - Publié dans : Sa présence
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  • : Je ne classe pas ce blog sur la spiritualité dans la catégorie "religion" parce que mon approche de Dieu est essentiellement mystique bien plus que religieuse (pris dans le sens des dogmes) et je propose d'aborder ici les interrogations métaphysiques rencontrées lors de mes méditations spirituelles.
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