Ce dimanche des Rameaux mon fils Grégoire est allé à la messe. L’an passé il avait rapporté une branche de rameaux. Le soir nous avions prié en famille et la flamme de la bougie
était montée jusqu’à environ 30 centimètres. Nous n’avons jamais su si les rameaux y étaient pour quelque chose mais j’avais l’impression
qu’ils n’étaient pas sans incidence sur ce petit miracle.
Nous attentions donc avec émotion le brin de rameaux qui peut-être allait
encore illuminer notre prière. Lorsque mon fils est revenu il avait à la main un bouquet de branches de rameaux dont il n’était pas peu fier car il
était bien fourni. Une dame avait voulu les échanger contre la branche qu’il avait reçue à la messe en disant qu’ils venaient de son jardin mais
qu’elle préférait la branche de Grégoire qui bénie
alors que son bouquet ne l’était pas.
Il n’y avait probablement qu’une personne assez naïve pour accepter
l’échange. C’était mon fils qui comprend mal où se situe le sacré.
J’ai été triste pour lui. Il
n’y avait pas la charité du Christ dans l’intention de cette femme de récupérer ce qui pouvait être bénéfique pour elle et en donnant ce qui l’était moins à un jeune homme qui peine à trouver la lumière et qui a bien besoin de bénédiction. Déjà il
y a quelques mois, il s’est fait enlever directement à son cou sa croix de baptême orthodoxe par des voyous et en ce jour saint on lui enlevait ce brin de rameaux cultivé dans le jardin de l’église.
Pourrait-on écrire une parabole des Rameaux ? J’ai pensé que Jésus
veillerait tout de même sur mon fils malgré sa naïveté et peut-être précisément grâce à sa naïveté. Le royaume des cieux ne n’exige t’il pas d’être comme un petit enfant ?
Le soir nous avons prié avec les rameaux non loin de nous. Je ne sentais pas
le souffle de la prière et cesr rameaux devenaient pesants. Grégoire les a mis devant sa fenêtre avec
ses autres plantes.
Le plus triste est sans doute la deuxième anecdote sur les Rameaux.. Mon fils a vu des gitans prendre les branches
offertes aux paroissiens pour la messe pour les vendre devant l’église. Tout ceci m’encourage plus que
jamais à prier et à me recueillir à la maison devant la flamme de la bougie qui rétablit une lumière sans mensonge.
J’ai rêvé d’un homme que je croyais connaître. Je
le voyais assis avec une très jeune femme les yeux dans les yeux. Je savais qu’il l’aimait et je sentais qu’il la faisait vibrer. Pourtant, le retrouvais seul assis tristement sur le sol et lorsque je lui demandais s’il allait vivre cette histoire d’amour , il a dit une phrase que j’ai oubliée mais c’était pour m’expliquer qu’il connaissait la séquence suivante dont il
a déroulé pour moi les images. La jeune femme se plaignait. Il lui apportait beaucoup mais cet amour
lui pesait parce qu’elle avait envie de danser, de
bouger de rire, de vivre et que lui pourtant si essentiel, si bouleversant de gravité portait en lui la mémoire de chagrins dont il était le passeur.
Entrer dans son monde à lui, c’était voir les papillons suspendre leur vol s’immobiliser plus longtemps pour butiner le nectar du fleuve et s’accrocher
à un roseau plutôt que de suivre le courant comme font les mouettes retournant vers le grand large.
Il ne voulait plus écrire d’une histoire dont il
connaissait déjà la fin.
En me réveillant, je savais que ce vieillard n’existait pas plus que la très jeune femme.
J’étais à la fois ce vieillard et cette jeune femme, J’étais cette envie de vivre d’aimer, de m’étonner de laisser mon âme repartir à l’aventure se frotter au désir de l’Ailleurs avec la folle envie de
larguer les amarres tout en sachant qu’elle n’avait pas
besoin de quitter le port pour découvrir de nouveaux continents et que quoiqu’il advienne elle serait comblée.
En ceci j’étais le vieillard, mouette devenue
sage pour ne pas s’aventurer trop loin des côtes parce que ses ailes sont fatiguées. A trop chercher trop le large, elle n’en reviendrait pas.
Comme il n’a pas de finalité le Désir ne
s’embarrasse pas de l’issue heureuse ou
dramatique d’histoires d’amour qu’il ne provoque pas. Parfois pourtant, il les emprunte pour révéler à travers elles la présence de l’Etre aimé invisible déjà rencontré ici ou ailleurs, attendu, reconnu, perdu retrouvé jusqu’à l’Envol vers l’ Infini.
J’avais garde sur une clé les traces des échanges
brûlants, de nos contrats immatériels, nos impossibles promesses et même de nos malentendus. Je n’osais pas relire les mots tremblés offrant des ailes à nos
amours devenus fontaine de lumière semblant décoller d’une piste quand englués dans nos quotidiens nous restions cloués au sol comme des avions craignant d’affronter la tempête.
Prisonnière de ma vie, de mes épreuves non partageables le désir était ma seule chance de salut. Que serions nous sans les
mots ?
Ce ne sont que des mots entend-on parfois comme si les mots n’étaient rien comme si les mots
n’étaient que du vent. Et pourtant lorsque les mots sont habités, ils créent un monde qui existe au-delà du monde connu, monde invisible dont il reste une trace et ne s’est pas totalement dissout quand nous nous sommes libérés de tout contrat spirituel pour
mettre fin à ces échanges qui finissaient par faire mal faute d’espoir de les inscrire dans le vrai
monde.
Un an plus tard j’ai ouvert la boite de Pandore. C’était le temps que je m’étais donné pour le faire ou
alors pour tout effacer. Un an me semblait la bonne
distance pour ne pas me torturer avec des regrets.
J’avais peur de laisser s’échapper les espoirs déçus, de désir ressuscité, les mots dont j’étais tombée amoureuse car j’ai aimé son style et la force de son écriture avant même d’avoir envie de savoir
qui il était. Je le savais déjà. En retrouvant ces traces de lumière, j’avais peur de m’apercevoir voir
que je n’avais jamais cessé de l’aimer : Ce que l’on craint de découvrir n’est que ce que l’on sait déjà. Sont-ce des maux qui se sont échappés
ou rien que des mots ? Reste t’il l’espérance qui ne voulait pas rester emprisonnée dans une histoire achevée ? Je peux aujourd’hui relire ces mots d’amour qui ne me
font plus mal.
Avec le temps on oublie tout chantait Léo Ferré. Ce n’est pas toujours vrai. On n’oublie que ce qui doit être oublié. Le temps patine et parfois craquèle la toile des souvenirs
arrondissant les angles des couleurs les plus vives et les fondant entre elles pour leur donner plus de profondeur. Le mystère émanant des toiles anciennes vient
autant du geste inspiré du peintre que de l’œuvre du temps qui d’une main invisible redessine les ombres et les lumières Le Temps n’est pas que
destructeur. Il réinterprète une partition et si notes restent le mêmes une nouvelle musique semble se composer à la lumière des souvenirs. Je n’ai
plus peur de retrouver le témoignage de ces fragiles instants portant dès l’origine l’inachèvement pour destinée. Je n’ai plus peur parce que si j’aime moins pasionneménet mais plus
profondément, je sais nous ne nous sommes jamais quittés. C’est la correspondance en tant que prélude à une relation plus concrète qui a pris fin il y a un an. Il nous arrive de nous
croiser dans l’anonymat des blogs et loin de toute intimité retrouver la proximité d’idées et de ressenti qui fut à l’origine de notre attirance mutuelle.
Alors de façon très informelle je sais qu’il existe encore quelque part quelque chose de « nous ».
Les religions sont le moyen d’entrer en contact avec Dieu lorsque l’on ne le sent pas en soi.
Cette approche du divin ressemble à celle qui consiste à regarder une carte pour chercher des repères dans une région dont on ne sait rien. Même si elle n’en est qu’une
représentation graphique, ,la carte ne contredit pas la région . Pour la personne qui n’y est jamais
venue, le lieu ou l’on vit est parfois contenu dans un petit point sur une carte. Il se devine dans les méandres d’une route ou peut-être un peu en
dehors. Le lieu ou je vis m’est tellement familier que je n’ai même pas besoin d’un plan pour le situer et je peux même indiquer leur chemin à des personnes qui chercheraient le leur à
proximité de chez moi.
Les religions sont les chemins qu’ont fait les hommes pour tenter d’aller vers Dieu mais les chemins qui mènent à un endroit sont les mêmes que ceux qui l’en
éloignent. Tout dépend de la direction dans laquelle on s’engage.
Peut-on trouver Dieu en dehors de ces chemins ?
« Ne dites pas J’’ai trouvé le sentier de l’âme. Dites plutôt : « j’ai trouvé
l’âme cheminant sur le sentier. Car l’âme chemine sur tous les sentiers ». Khalil Gibran.
Si les religions façonnées par les hommes ont pu servir de radeau pour que l’âme s’y pose, elle s’étend bien au delà des remous des vagues et dans
l’écume qui éclabousse les nuages. Les hommes ont cherché dans la religion une soif d’absolu s’exprimant jusque dans la mécréance. Leur la quête de la liberté cherche à distendre les mailles des
filets qu’ils ont eux même tissés. Mais comment être moi-même en relation avec Dieu hors de ces dogmes
et par quelles portes m’invitera- t’il à le rejoindre?
Par Marthe
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Publié dans : L'âme sur le chemin
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Je me souviens encore de mon étonnement lorsque mon fils ayant à peine deux ans et babillant comme un
enfant de cet âge m'a dit un jour " Donne-moi du lait ! ". La construction grammaticale de cette phrase étonnante pour un petit qui par ailleurs parlait de lui
à la troisième personne nous a tellement stupéfait son père et moi que nous lui avons demandé ce qu'il voulait pour qu'il répète cette phrase. Pourtant,juste après il a dit comme à son habitude
" boy du yé" (boire du lait ) qui était sa façon habituelle de réclamer un biberon. Nous sommes demandés d'où luiétait venue cette subite connaissance de la langue et
pourquoi il avait semblé l'oublier immédiatement après.
Il est des moments où des êtres vivants semblent traversés par des manifestations de l'esprit en total décalage avec leur
contexte culturel, leurs connaissances ou leur évolution. C'est peut-être ce que nous appelons communément le sixième sens. C'est lui qui prévient parfois les gens d'un danger
imminent ou ces prémonitions qui se réalisent.
Pour avoir travaillé une dizaine d'années avec des enfants de maternelle, il m'est arrivé d'éprouver la sensation
étrange de percevoir des éclairs de lucidité là où on les attendrait le moins. Je me souviens notamment avoir croisé le regard d'une petite fille trisomique qui a répondu
à ma condescendance par un regard soudain animé d'une immense intelligence scrutant le mien comme pour me dire : " Je ne suis pas du tout ce que tu crois ". Ce n'était peut-être
qu'une projection de ma part mais le penser serait nier que lorsque cee qui se dit avec les yeux est vrai, l'échange de regards devient conscience.
Tout ceci me donne à penser qu'indépendamment des supposées capacités intellectuelles de chacun , l'I intelligence Infinie englobe tout ce qui vit et chaque être vivant peut (le
plus souvent à son insu ) en capter une étincelle.
Cette manifestation de l'Esprit ne concerne d'ailleurs pas que les êtres humains car comment expliquer ces histoires parfois entendues de chats ou de chiens parcourant des
centaines de kilomètres pour retrouver leur maître et leur maison.
L'odorat de ces bêtes bien plus développé que le nôtre ne suffit pas à l'expliquer car les prouesses de ces animaux guidés par l'amour qu'ils portent à leur maître restent exceptionnelles :
bien des gens qui perdent un chat à quelques centaines de mètres de chez eux ne le retrouvent pas. Ces animaux héroïques semblent portés par le Souffle qui est la matrice de
l'Intelligence Infinie.
Si chaque être vivant est en contact avec elle à un moment ou un autre de sa vie, tous ne savent pas le
reconnaître. Pourtant, il existe bien des façons de s'y sentir relié que ce soit par la prière, la méditation la création artistique, ou tout simplement se laissant porter par
le fleuve de la vie.
Par Marthe
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Publié dans : Divines incertitudes
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Pourquoi ce frémissement, cette émotion dés que j'évoque la quête le Souffle la Présence ? C'est comme si mes
mots s'adressaient un être aimé qui les inspirerait, les recevrait et me guiderait toujours un peu plus vers lui. Je croyais avoir identifié cet être aimé au
point de me laisser porter par la passion. Pourtant mes échanges spirituels fébriles avec cet homme ont cessé depuis bientôt un an même si de façon plus lointaine et dépassionnée, il
subsiste entre quelques vestiges de contacts de plus en plus impersonnels et quelques échanges d'idées.
Ce n'est donc plus lui qui se trouve en ligne quand je me connecte sur l'Amour.
Je me demande même si la rencontre qui m'a tant troublée n'avait pas déjà eu lieu avant les premiers échanges. Ce n'était
pas un homme que je cherchais. Mariée religieusement depuis plus de vingt ans, ma vie conjugale est harmonieuse et m'apporte la force de supporter les épreuves. Bien sûr
les blessures de la vie, les échecs professionnels, la misère et le chagrin de voir mon fils toujours aussi malheureux rendaient sans doute indispensable le besoin d'un ailleurs qui ne se
situait certainement pas dans les bras d'un autre homme Aucun d'ailleurs ne pourrait porter sur ses épaules un destin dont je suis seule à connaître le sens.
Il est des moments de l'existence où chacun doit jouer sa propre partition avec les proches qui ont aidé à l'écrire
Une aventure n'eut fait que précipiter un peu plus ma vie dans le chaos et déstabiliser mes derniers points de repère . Cet ailleurs ne pouvait-il qu'être chimérique ? Je ne me suis jamais
construit en rêve une autre vie que la mienne. C'est ce qui m'a fait intensément souffrir des les premières brûlures du désir car je savais qu'il me faudrait le garder en moi, le
transcender peut-être mais qu'il n'y avait pas de place pour les illusions.
Avant cet embrasement, j'étais déjà en chemin. Je voulais retrouver à travers des interactions virtuelles la possibilité
de m'exprimer sur Dieu que j'avais l'impression d'avoir laissé de côté depuis longtemps. Peut-être se trouvait-il déjà sur le même chemin ou sur un autre parallèle mais si
proche du mien qu'il semblait que nous n'avions qu'à étendre les brs pour espérer pouvoir nous effleurer du bout des doigts. Ou peut-être a t'il croisé le mien ? Une vraie rencontre
essentiellement spirituelle a eu lieu sans que le réel ne bouge même si l'onde de choc a pu être ressentie au-delà de nous deux.
Je cherchais Dieu et c'est un homme qui a commencé par s'adresser à moi peut-être parce qu'il semble plus facile de tomber amoureuse d'un homme que de Dieu.
Quelques mois plus tard, il a souhaité interrompre ces échanges à l'issue trop incertaine pour
vivre l'un et l'autre dans un trouble un peu trop envahissant. Lorsque 'il s'est effacé, Dieu est devenu plus présent d'abord dans le manque appelantla plénitude
puis dans la lumière de l'amour sans autre objet que l'Amour.
Lorsque j'éprouve ce frémissement dans la prière, j'ai l'impression d'avoir rendez-vous Je sais qu' "IL
"va venir, qu'"Il" est d'ailleurs déjà là, qu' "IL" m'aime parce qu'il m'accompagne depuis toujours.
Chaque fois qu'il m'est donné la possibilité d'aimer, c'est Dieu qui vient à ma rencontre.
Je suis sensible aux souvenirs portés par la répétition des mêmes dates et des mêmes saisons que celles qui
un an plus tôt ont fait sortir le quotidien de son ronronnement habituel. Certain jours réveillent la mémoire de ces cailloux semés l'année précédente pour refaire
le chemin en sens inverse et retrouver ce qui est gravé en chacun d'eux.
Une à une ces pierres me livrent les secrets que la passion m'avait cachée. Ces repères temporels détricotent les évènements marquant du passé.
Mais je ne peux pas revivre le souvenir de cette histoire aux mêmes dates en retrouvant les émotions de l’époque car je sais que dans un mois, ce sera
l'anniversaire de sa fin. On ne peut jamais refaire le trajet en sens inverse pour ramasser les cailloux incandescents. Ils se sont consumés. Le chemin
balisé par le calendrier ne fait pas marche arrière mais monte en spirale. Il se rapproche de la trace des évènements en même temps qu'il s'en éloigne. C'est ainsi que les dates
brûlantes et le cortège de souvenirs qui s'y accrochent s'effacent sur le tableau du temps qui passe. Quand dans sa rotation autour du Soleil la terre
revient en un point les choses sont arrivées c’est l’amorce d’un nouveau cycle et peut-être la chance d’une renaissance..
C'est peut-être pour cette raison que l'on dit que faire le deuil d'une relation prend un an Bientôt , la boucle
sera bouclée. Alors d'autres mots, d'autres bribes de vie pourront s'inscrire sur mon tableau.
Que restera t'il de cette histoire? De la lumière qui n'a plus besoin de repères temporels pour exister.
Est-il vraiment besoin d'assister à des miracles pour croire en Dieu ? Si certaines personnes ont
besoin de preuves, pour moi la question ne se pose pas tout à fait en ces termes parce que Dieu n'est pas une croyance. Je me sens tout à fait autorisée à écrire que je suis certaine
de l'existence de Dieu. Je n'attends pas pour autant que mes certitudes poussent des gens à se convertir à la religion de leur choix. Aucun cheminement spirituel ne saurait être
imposé pas, plus que l'athéisme d'ailleurs.
Mais, plus qu'une conviction sentir la Présence de Dieu en soi ou à ses côtés est une expérience
intime, totalement indicible. La personne qui s'ouvre à cette présence ne se pose plu la question de savoir si elle croit ou non, si les miracles ont existé ou s'ils sont des légendes. Elle ne
cherche plus de preuves de l'existence de Dieu et elle ne cherche pas non plus à la prouver.
Sentir cette Présence n'est pas le premier échelon qui mène à la sainteté ni même à la vie éternelle qui n'est pas une
récompense pour les plus appliqués dans la foi. Dieu ne punit pas plus qu'il ne récompense. Cette possibilité d'expérience intime de la Présence existe en chacun de nous mais nous sommes
libres de laisser notre spiritualité en jachère si nous pensons trouver bien plus intéressant ailleurs. Si je sens cette Présence en moi, ceci ne fait pas de moi une illuminée 24 h sur
24 et je ne passe pas ma vie en constant dialogue avec Dieu. Je n'ai pas peur de m'éloigner de lui parce que je sais qu'il est là.
Quand la conscience de Dieu est en nous elles ne nous quitte plus même lorsqu'elle semble être devenue muette. La
question alors n'est plus de s'interroger sur l'existence de Dieu mais sur notre propre existence en Dieu.
A partir de là, notre champ de conscience s'élargit et ouvre des possibles et l'on découvre qu'il existe bien
plus de miracles que ce que l'on imaginait et que le surnaturel n'est pas toujours une illusion. Je pourrais développer ultérieurement cette idée difficile à faire passer mais ne
comptez pas sur moi pour apporter des preuves. Les chercher est le meilleur moyen de passer complètement à côté de Dieu.
Par Marthe
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Publié dans : Sa présence
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